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Une photographe congolaise remet dans le cadre les femmes que l'histoire a oubliées

Avec sa série Mababu, Pamela Tulizo met en scène, en costumes, des Africaines qui ont résisté à l'esclavage et à la colonisation.

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Rédaction PANM
Goma1 min de lecture
Illustration (générée par IA) — Pan African News Media
Illustration (générée par IA) — Pan African News Media

L'artiste congolaise Pamela Tulizo a réalisé une série de 23 photographies mises en scène qui placent les femmes au cœur de l'histoire de l'esclavage et de la résistance, rapporte le Guardian.

La série s'intitule Mababu, « ancêtres » en swahili. Pamela Tulizo y incarne notamment Kimpa Vita et la reine Nzinga, toutes deux restées dans les mémoires pour avoir résisté à la colonisation européenne au XVIIe et au début du XVIIIe siècle. Le coton, le tabac et la canne à sucre, ces marchandises qui ont alimenté la traite transatlantique, traversent les images.

L'origine du projet

Pamela Tulizo a grandi à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, entourée de sa mère, de ses sœurs et de ses voisines. Elle a confié au Guardian que le projet était né d'une question : d'où vient la force des femmes qui l'entourent ?

Ses recherches l'ont menée à l'esclavage, une histoire le plus souvent racontée à travers les hommes déportés au-delà des océans. Les femmes, a-t-elle constaté, en étaient largement absentes. Elle dit avoir voulu rompre avec l'image d'Africaines présentées comme des victimes, en montrant qu'elles ont tenu bon et lutté pour la liberté.

Un chemin difficile vers la photographie

Pamela Tulizo a commencé comme journaliste, avant de se tourner vers la photographie pour traiter ce qu'elle ne pouvait pas écrire. Faute de formation à Goma, elle a appris seule et est devenue l'une des rares femmes photographes de la ville. Elle raconte que ni sa famille ni les autres photographes ne l'ont acceptée d'emblée, et que les obstacles ont renforcé sa détermination.

Son travail précédent, Double Identity, a remporté le prix Dior de la photographie en 2020.

Cet article s'appuie sur un article du Guardian.

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